Crédits : Topaz
➻ Ce mois-ci - Un père sur Youtube, 6 romans de la rentrée pour vous et une première : notre moteur de recherche par les émotions présenté à la Foire du livre de Francfort.
Chères toutes et chers tous,
Changer de chapitre sans effacer l’histoire : c’est ce que propose chaque rentrée.
De nouveaux romans en librairie, la presse qui s’affole autour des stars du cru livresque 2026, l’envie de réorganiser vos journées et cette question qui revient : pourquoi avons-nous ce besoin d’ouvrir une nouvelle page alors que, bien souvent, l’été n’a pas changé grand-chose ?
Les neurosciences donnent une partie de la réponse. Le cerveau adulte n’est pas figé : ses connexions se réorganisent quand nous changeons d’habitude ou de perspective. C’est ce qu’on appelle la plasticité cérébrale (Merzenich, 2013).
Lire un genre qu’on ne lit jamais, remplacer dix minutes d’écran par une page, choisir un roman qui raconte un nouveau départ : autant de pas de côté modestes qui suffisent à remettre l’esprit en mouvement.
« Le véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est".
A la recherche du temps perdu, la Prisonnière - Marcel Proust
Le renouveau n’exige pas une métamorphose spectaculaire, contrairement aux invitations permanentes autour de nous à tout changer.
Un simple décalage suffit. Nous vous donnons quelques idées de pas de côté avec les livres dans cette newsletter.
En ouvrant un nouveau chapitre, vous vous offrirez un joli présent dans un monde qui veut tout programmer à l’avance : découvrir patiemment - et parfois hagards de surprise - comment la suite s’écrit.
Bonne rentrée et bonnes lectures, toujours.
➻ Votre pas de côté littéraire de la semaine en 4 étapes
Choisissez quelques pages d’un roman, un poème ou une nouvelle, et lisez-les sans autre but que de les lire.
Repérez une phrase qui vous arrête. Elle vous touche, vous agace, vous surprend : notez ce qui retient votre attention.
Faites le lien avec votre quotidien. Que vous invite-t-elle à regarder autrement : une habitude, une relation, une décision ?
Donnez-lui une petite suite. La partager avec quelqu’un, ouvrir une conversation, essayer une autre manière de faire. Ou simplement la garder et y revenir.
Il n’y a pas de bonne interprétation à trouver coûte que coûte. Il y a seulement ce que cette rencontre ouvre pour vous. C’est, en miniature, ce que nous faisons dans nos ateliers pour les professionnels et le grand public.
🎙️ L’interview du mois : Iman Ahmed, “Abdallah superstar”, Actes Sud.
Comment raconter la mémoire d’un père sans s’y perdre ?
Dans son dernier roman, l’autrice Iman Ahmed a tiré sur la pelote d’une archive singulière : la chaîne YouTube de son père, portail vers une épopée musicale djiboutienne méconnue.
De la matière brute des archives à la fiction la plus intime, elle livre un récit qui nous a interpellés sur la transmission, les doubles cultures et le deuil nécessaire de l’exactitude.
Partie #1 - L'enquête et l'écriture
“ La fiction aide à faire le deuil de l’exactitude et à accepter qu’une part de nos pères et de nos origines nous échappera toujours. ” - Iman Ahmed
1/ Comment s'est déroulée cette enquête pour faire émerger le « monde englouti » de cette épopée djiboutienne des années 90 ?
L'enquête commence avec la découverte de la chaîne YouTube de mon père. Ce premier matériau est unique : les vidéos, les clips, les tablatures de musique, tout cela me donne envie de creuser davantage. Je me sens autorisée à révéler et à mettre à jour, car YouTube est un espace à la fois privé et public. Ce n'est pas comme une photo de famille qu'on retrouve dans un tiroir.
Au fil de l'enquête, je trouve peu de réponses sur internet, rien dans les livres. Alors je rends visite aux témoins de cette époque-là. Certains mouvements de cette enquête ont été grisants : prendre des trains, aller à Lyon et à Djibouti. D'autres, bien plus difficiles et pourtant essentiels : rallumer la caméra de mon père.
2/ Comment avez-vous retravaillé cette matière brute pour en faire une narration vivante à la première personne ?
C'est ce qui a pris plus de six ans : trouver la voix du livre. J'ai beaucoup tâtonné, testé énormément de narrations, pour au final arriver sur un « je » et accepter que ce « je » pense à voix haute. Ensuite, la fiction s'est imposée ; c'était libérateur, et c'était plus drôle aussi. L'enjeu, c'était de trouver de l'énergie et une électricité nouvelle pour écrire.
Écrire me semble vraiment plus difficile qu'enquêter. La fiction m'a permis de trouver des subterfuges pour transmettre et traduire des émotions que j'ai ressenties au fil de l'enquête. Pour m'aider je partais d'images ou de phrases que j'avais notées tout au long de ma démarche d'enquête. En cherchant j’avais énormément écrit ; ces paragraphes et ces images dans des carnets, des documents. Comme des puits laissés sur le chemin. J’ai bu ici en écrivant.
3/ L’étincelle de la superstar semble avoir été votre porte d’entrée pour aborder la réalité plus silencieuse de votre père. Comment avez-vous trouvé le point d’équilibre, entre l’éclat de cet artiste flamboyant et l’homme secret que vous avez côtoyé au quotidien ?
Oui, le livre s'appelle Abdallah Superstar, et ce personnage est flamboyant ; flamboyant et pourtant mineur. Il a attiré toute la lumière pour que, discrètement, je puisse m'approcher de mon père. Je me suis longtemps racontée que j'enquêtais sur un groupe de musique et sur une star. C'était mon prétexte idéal pour effleurer le passé de mon père. Être tractée par la lumière et la musique d'Abdallah. Je n'ai pas cherché l'équilibre.
De toute manière, je n'ai jamais trop compris le concept de personnage principal et de personnage secondaire ; comme si le roman était une couverture et que certains la tiraient un peu plus vers eux que d'autres. Je crois plutôt qu'il y a des personnages qui ont toujours froid et d'autres qui ont toujours chaud, et que certains ont besoin d'être couverts quand d'autres non. Le personnage du père a très froid ; on ne peut le découvrir que peu à peu, sinon il gèle.
4/ Réconcilier le musicien et le père par l'écriture, était-ce une manière d'interroger la façon dont nous reconstruisons tous la mémoire de nos aînés ?
Ce livre a été l’occasion de me demander s’il était raisonnable de passer sa vie à enquêter sur ceux qui nous ont précédés. Quelle dette entretenons-nous ? Le futur et le présent ont de quoi être jaloux. On fait les poches au passé en cherchant l’exactitude ; c’est ça le risque majeur, vouloir être exact.
Heureusement, la fiction a le pouvoir de nous sortir de là. Elle nous aide à faire le deuil de l’exactitude, à accepter qu’on ne saura jamais tout à fait quel trajet il a fait ce jour-là, à accepter qu’une part de notre famille nous échappe forcément. Mieux : à se dire que, du coup, tout est possible. Quand on a une double culture, cela me semble essentiel, sinon on passe notre vie à regarder ce qui nous échappe.
Partie #2 - Interview Emotions
Écrivaine et journaliste, Iman Ahmed est née en 1994 et a grandi entre Djibouti et Poitiers. Elle a notamment travaillé pour l'hebdomadaire Le 1 et participé à la revue L'Allume-Feu.
Avec Abdallah superstar (Actes Sud), elle signe un premier roman captivant qui entrelace enquête familiale, épopée musicale djiboutienne et intimité.
Crédits : Actes Sud
Si je vous dis émotions et littérature, à qui pensez-vous ?
Christian Bobin.
L’émotion que vous préférez voir chez quelqu’un ?
La redécouverte. Quand une personne retrouve un lieu ou une émotion. On voit ça chez un bébé, la première fois qu'il refait un geste, imite un son quand, pour la première fois, quelque chose se répète. Il y a à la fois la fraîcheur de la nouveauté et la chaleur des retrouvailles.
Le livre qui a suscité chez vous le plus de …
Joie : Les Poissons rouges de Jean Anou
Amour : Deux vies de Emanuele Trevi
Peur : Beloved de Toni Morrison
Tristesse : Lila dit ça de Chimo
Colère : Lettres à mon fils de Ta-Nehisi Coates
Surprise : Aliène de Phoebe Hadjimarkos Clarke
Un des moments les plus émouvants de votre vie de lectrice ou d’autrice ?
Lorsqu'un des personnages du livre arrive dans l'endroit où je me trouve. Dans La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr, un de ses personnages venait d'arriver dans le village de Cajarc. Je venais d'y poser mes valises. J'avais eu l'impression de rater une marche.
Le personnage de roman qui ne vous a jamais quittée ?
Benjy, dans Le bruit et la fureur de Faulkner. Il est le frère handicapé. Quand on est dans sa tête, je me souviens d'un tapage immense qui passe par tous les sens. Je ne sais pas comment Faulkner fait ça, crée tout ce bruit. C'était de la 6D, six dimensions au moins.
L’auteur.e qui vous touche le plus ?
Thierry Metz.
Où et quand préférez-vous lire ?
J'aime bien lire quand je ne dois pas lire : une journée très remplie, beaucoup de choses à faire, et boum, on fait de la place. On annule tout. Mais, en vérité, je ne suis pas une grande lectrice. Je suis celle qui lit un peu le soir ou dans le train, et s'endort une fois sur deux.
À qui offrez-vous le plus de livres ?
Aux amis de mes amis et aux parents de mes amis, pour être polie quand on m'invite, pour remercier. Et, finalement, une fois dans la librairie, je panique. Généralement, j'offre Regain de Jean Giono : triangle isocèle facile entre des valeurs humanistes, une belle écriture et un poids convenable.
Le livre qui a changé votre vie ?
Le cannibale de Joséphine, de Roger Judenne. Peu de souvenir de l'histoire, mais l'auteur était venu dans ma classe, en CM1. Il essayait de nous expliquer le concept de fiction : « Par exemple, Iman est assise dans la classe, mais moi, si je veux, dans mon livre, je peux écrire qu'elle conduit une voiture vers Vivonne ou qu'elle mange de la pastèque sur un cheval », ou un truc du genre. J'avais trouvé ça clair.
Epilogue la littérature m’émeut quand…
…elle est chirurgicale.
📚 La readlist du mois
Entre tempêtes intimes, paysages mouvants et récits d’émancipation, notre sélection de ce mois-ci explore la façon dont nous traversons le chaos pour mieux nous réinventer.
Au total, ce sont six romans de la rentrée littéraire 2026, et pour chacun, à qui nous le conseillerions.
1/ Quand vient la tempête, Karen Russell, Albin Michel, 2026.
Dans le Nebraska des années 1930 balayé par les tempêtes de poussière, ce roman aux accents de réalisme magique croise le destin d'une femme capable de racheter les souvenirs douloureux des habitants et d'une photographe armée d'un appareil voyageant dans le temps.
➻ Pour explorer la mémoire en passant par l’imaginaire.
Le réalisme magique permet ici d’aborder une question très concrète : que perdrait-on en se débarrassant de ce qui nous fait souffrir ?
À choisir si vous aimez les romans qui déplacent les règles du réel pour interroger nos vies et qui relient les histoires individuelles à celles d’une société.
Extrait du livre
2/ Ne cherche pas le chaos, Marion Brunet, Albin Michel, 2026.
Trente ans après avoir fui la dictature chilienne, Pablo a élevé sa fille Victoria dans l'amour mais aussi dans le silence de son passé traumatique. Lorsque la jeune femme disparaît soudainement pour partir seule au Chili, ce père est forcé de retourner dans le pays qu'il a fui pour retrouver sa trace.
➻ Pour regarder une histoire familiale depuis les deux générations. La quête de la fille et le retour du père invitent à considérer ensemble le besoin de savoir et la difficulté de raconter.
À retenir si vous aimez les récits où l’histoire politique entre dans l’intimité des familles et où les silences comptent autant que les paroles.
Extrait du livre
3/ Le nénuphar, Alexandrine Descotes, Le bruit du monde, 2026.
Partant de sa propre naissance par FIV, la narratrice interroge sa grand-mère Colette et déterre un secret étouffé depuis les années 1950. Elle découvre le combat héroïque mené par ses grands-parents à Lyon après la naissance d'un enfant au corps atypique, un cas médical rarissime face auquel le couple a refusé de capituler.
➻ Pour interroger ce qu’une famille transmet de sa force et de ses silences. L’enquête relie les questions d’une petite-fille aux choix de ceux qui l’ont précédée.
À découvrir si vous êtes sensible aux récits de filiation et à cette question : comment accueillir une vie qui déjoue les attentes ?
4/ Odyssée Funambule, Nicolas Deleau, Actes Sud, 2026.
Débarqué à la pointe de l'Afrique avec une quête impossible et un fantôme au cœur, Job voit son destin basculer lorsqu'il est rejoint par un géant ukrainien et un mystérieux compagnon flanqué d'une mangouste. De Durban au Kivu et jusqu'aux bords du Gange, leur périple s'étale sur trente ans, filant sur des embarcations de fortune et des pistes poussiéreuses.
➻ Pour prendre le large et s’installer dans une aventure au long cours. Des compagnons inattendus, des embarcations de fortune, des pistes poussiéreuses : voici la porte d’entrée de notre sélection pour qui cherche le dépaysement et le plaisir de suivre des destins.
Pour vous si vous aimez qu’un roman vous emmène loin, dans l’espace comme dans le temps.
5/ Le jardin liquide, Valentine Goby, Thierry Magnier, 2026.
Durant l’été qui suit sa 6ᵉ, Violette s’isole chez sa grand-mère et tente de refouler tout ce qui lui rappelle son père et leur passion commune pour les parfums. L’arrivée de Roberto, un voisin du même âge intrigué par un carton secret au parfum mystérieux, vient bouleverser sa solitude. Ensemble, les deux adolescents s’embarquent malgré eux dans une aventure olfactive qui transformera leur été.
➻ Pour aborder les émotions par les sensations. Les odeurs, l’amitié et les découvertes de l’été offrent une entrée singulière dans ce récit de deuil.
Dès 11 ans, à lire seul ou à partager entre générations, en laissant chacun décider de ce qu’il souhaite en dire. Un livre à proposer pour son histoire, sans attendre de son lecteur qu’il se confie.
6/ Ce qui se joue, Caroline Hinault, Editions Rouergue, 2026.
Alors que le Fatum, un mystérieux virus provoquant l'aphasie, se propage en frappant d'abord les enseignants, un haut fonctionnaire est dépêché dans la classe du patient zéro pour comprendre la menace. Entre un serviteur de l'État pragmatique et une professeure de lycée bouillonnante, le récit croise prose, poésie et théâtre pour explorer la perte du langage.
➻ Pour questionner ce que le langage nous permet de faire ensemble. Le mélange de prose, de poésie et de théâtre fait aussi l’intérêt de cette lecture.
À choisir si vous aimez les fables politiques et les formes littéraires qui surprennent, ou si les questions de transmission et de liberté de penser vous occupent.
🧠 Le secret de nos émotions : prenez un nouveau départ
Un lundi matin, un 1ᵉʳ du mois, la rentrée ou un anniversaire...
Pourquoi ces simples repères peuvent-ils nous donner parfois l’élan de repartir à zéro ?
En psychologie, ce phénomène porte un nom : l’effet de nouveau départ (fresh start effect) décrit par Katherine Milkman (Professeur à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie) et ses collègues.
Malgré les apparences, le calendrier n’est pas la véritable origine de ce désir de renouveau. C’est la sensation de rupture qu'il produit.
Notre esprit aime les frontières. Lorsqu'un seuil apparaît, nous découpons le temps en séquences nettes : les erreurs passées semblent appartenir à un « ancien nous », l'inertie s'éloigne, et l'avenir devient plus accessible. Ces repères offrent un cadre mental pour desserrer l'emprise de l'échec et remettre les compteurs à zéro.
Mais aller de l’avant est souvent associé à foncer tête baissée vers de nouveaux projets. Les travaux sur l’ajustement des buts (Wrosch, Scheier, Carver, Miller) montrent qu’un vrai nouveau départ implique aussi de savoir renoncer.
Quitter une direction devenue trop lourde ou inatteignable n’est pas un aveu de faiblesse : c’est une stratégie lucide pour réallouer son énergie là où elle compte vraiment.
C’est là que le mécanisme devient précieux. Plus qu’une promesse de transformation spectaculaire, il offre un réagencement intérieur. Une opportunité de reprendre son souffle, d’ouvrir une brèche dans la routine et de redéfinir son cap un peu à l’image d’un personnage de roman qui tourne la page pour entamer, sans tout savoir encore, un nouveau chapitre.
Sources
L’effet « nouveau départ » | Cerveau & Psycho
GAS_article.pdf
Katherine Milkman’s “Fresh Start” Study Becomes Perennial Media Favorite - Penn LDI
📬 Une histoire : livraison de (fines) poésies
C’est le genre d’histoire qui rappelle pourquoi la littérature existe. En juillet 2026 en Chine, Wang Jibing, 57 ans, est devenu le premier livreur de repas à remporter le prestigieux Prix Lu Xun avec son recueil Vol à basse altitude.
Cet ancien chiffonnier a parcouru plus de 150 000 km à scooter pour gagner sa vie. Entre deux commandes, à un feu rouge ou dans un ascenseur, il saisissait chaque seconde pour griffonner ses vers sur des paquets de cigarettes ou à même la paume de ses mains.
Au total, plus de 6 000 poèmes sont nés du bitume et du quotidien. La grande poésie peut surgir de n’importe quel coin de rue.
Le jour de gloire du Chinois Wang Jibing, “livreur de repas le jour et poète la nuit”
Le « poète-livreur » Wang Jibing, sacré par le prix Lu Xun de littérature
Actualités de Love for Livres & des livres 📚✨
🚀 Foire du livre de Francfort, 9 octobre 2026 : notre moteur par les émotions sur la scène de l’innovation mondiale.
La Foire de Francfort est le lieu où l’industrie mondiale du livre décide de ce qu’elle deviendra.
Le 9 octobre, sur son Innovation Stage, c’est un outil né en France qui sera présenté : un moteur IA + Humain, en 10 langues, qui recommande les livres non par leur genre ni par leurs ventes mais par les émotions qu’ils portent.
Personne ne l’a fait avant nous à cette échelle.
Derrière lui, plus de 2 ans de travail, une méthode issue des sciences cognitives, le KEI©, une recherche menée avec l’université de Gand, des expérimentations dans six pays, et un consortium européen qui a mis cet outil entre les mains de bibliothèques, jusqu’auprès de populations ukrainiennes déplacées.
Nous allons dire une chose simple : la lecture a besoin d’une autre porte d’entrée que le marketing, et cette porte, ce sont les émotions. Un livre trouvé pour ce qu’il fait à celui qui le lit a plus de chances d’être lu jusqu’au bout et plus de chances d’en appeler un autre.
La lecture est en chute libre ? Nous ne nous y résignons certainement pas et nous nous démenons pour proposer des solutions.
Avant la scène innovation, retrouvez-nous pour une masterclass en ligne, le 29 septembre à 15h, gratuite et ouverte à tous. En anglais sous-titré.
➻ Éditeurs, distributeurs, bibliothèques : le moteur est conçu pour accueillir vos catalogues.
Venez nous voir à Francfort le 9 octobre à 11h30, Hall 4.1 ou écrivez-nous dès maintenant pour prendre un RV auprès d’olivia@loveforlivres.com
🎓 Vous êtes un.e professionnelle du conseil ou de l’accompagnement ? Faites-le aussi avec des livres.

Vous travaillez déjà avec la parole, l’écriture ou d’autres médiations ?
L’Academy Love for Livres vous forme à la bibliothérapie : choisir des textes, construire une séance, accompagner les échanges dans un cadre structuré, lancer son activité.
Nous avons mis cinq ans à la construire avant de l'ouvrir parce que nous voulions une formation qui tienne : la littérature et les sciences cognitives ensemble, une méthode éprouvée en France et dans une dizaine de pays, des cohortes qui affichent 90 % de satisfaction. Une formation à la bibliothérapie qui associe ainsi les deux, en français, nous n'en connaissons pas d'autre.
Formation certifiée Qualiopi, finançable par votre OPCO.
📆 La prochaine cohorte démarre le 16 octobre, il reste 2 places. Sessions suivantes le 20 novembre et le 11 décembre.
La 1ère Journée Mondiale du Slam de Poésie, 26 septembre 2026

A ne pas rater ! 40 ans après sa naissance, le slam se célèbre pour la première fois le même jour partout dans le monde, à l'initiative de la Ligue Slam de France. Scènes ouvertes, ateliers et lectures près de chez vous : le programme.













