Ce mois-ci : Écrire répare votre cerveau. Au programme : trois réflexes, six livres, une autrice à suivre.
Chères toutes et chers tous,
Ce mois-ci, alors que les ateliers d’écriture font le plein, une question se pose à quiconque prend la plume sans trop trembler : pour qui écrivez-vous vraiment ?
Le baromètre Les Français et la lecture 2025 du CNL/Ipsos vient d'enregistrer la chute la plus marquée depuis dix ans : seulement 56 % de Français se déclarent encore des lecteurs réguliers. Nos cerveaux décrochent du texte long, fragmentés par les écrans. Et c'est précisément là que le geste d'écrire reprend du sens ; non plus comme une discipline scolaire, mais comme un acte de résistance contre l'éparpillement, un refuge face à la frénésie.
Et cette dualité cache un paradoxe savoureux qui peut laisser songeur : comment un acte aussi solitaire que l’écriture peut-il à la fois nous ancrer en nous-mêmes et nous connecter si puissamment aux autres ?
Les neurosciences nous donnent une clé. Des études par IRMf montrent que l'écriture expressive - écrire pour soi - désactive instantanément les zones cérébrales associées au stress (Frattaroli, 2006). À l'inverse, construire un récit destiné à un lecteur ou une lectrice active les zones de la cognition sociale et de l'empathie (Tamir, 2016). Un double mouvement donc : on nettoie l'intérieur, puis on jette un pont vers le monde. C'est exactement ce que pratique Mathilde Desaché, notre invitée du mois, dont le premier roman remarqué Le Sigisbée (Finitude) explore la liberté méconnue des femmes du XVIIIe siècle à travers une intrigue mêlée à Stendhal.
“La seule écriture valable, c'est celle qu'on invente... C'est ça qui rend les choses réelles.” Ernest Hemingway, Les aventures de Nick Adams (1972).
💡 Envie de passer à la pratique ? Voici trois réflexes maison pour instaurer votre routine d’écriture sans pression.
⓵ Le micro-rendez-vous (15 min chrono)
➺ L’erreur : attendre d’avoir deux heures devant soi ou l’inspiration ultime.
➺ Le réflexe : Bloquez 15 minutes par jour, toujours au même moment (au réveil ou au café par exemple). Même si vous n’écrivez que trois lignes, le cerveau enregistre cette habitude. La régularité crée le flux.
⓶ Le premier jet “poubelle”
➺ L’erreur : Vouloir écrire une phrase parfaite dès le premier coup et bloquer.
➺ Le réflexe : Interdisez-vous d’effacer. Écrivez sans filtre, videz votre sac ou jetez vos idées en vrac. Ce premier jet est une matière brute que personne ne verra. Le polissage vient toujours après.
⓷ Les pages du matin
➺ Pour soi : Testez les “pages du matin”. Trois pages d’écriture automatique pour vider le bruit mental avant de commencer la journée. La méthode, documentée par Julia Cameron dans Libérez votre créativité (1992), améliore la clarté décisionnelle et la régulation émotionnelle, deux compétences que nous voyons travailler en direct chez nos apprenant·es de l'Academy.
➺ Pour les autres : Musclez votre sens du détail. Décrivez un inconnu croisé dans la rue ou imaginez la vie du voisin de table au café. Consignez tout dans un petit carnet de notes.
A vos plumes …et bonne lecture !
🎙️ L’interview du mois : Mathilde Desaché : « Le Sigisbée », éd. Finitude.
Ce mois-ci, nous rencontrons Mathilde Desaché pour la sortie de son premier roman que nous avons beaucoup aimé : Le Sigisbée (éditions Finitude).
À travers la figure historique du “Sigisbée” et une intrigue réelle liée à Stendhal, elle analyse la condition féminine et l'ambivalence de la maternité. Egalement plume de dirigeants, créatrice de la newsletter Écrire au féminin, elle nous parle du “métier” de romancière, de l'ambivalence de la maternité et de ce que la fiction permet en dernier recours.
Partie #1 : des mariages à trois au XVIIIe siècle à la conquête de l'indépendance par les mots.
“ L’écriture et les livres en général ont été une manière de conquérir ma liberté : ils m’ont ouvert les yeux sur les barrières que l’on s’impose en tant que femmes. ” Mathilde Desaché
1/ D’où vient l’idée de votre premier roman, qui explore la figure historique du “Sigisbée” ?
Le sigisbée fait écho à une coutume du XVIIIe siècle où le mariage se faisait à trois : les femmes avaient légalement le droit à deux hommes, avec l’approbation de l’État, de la haute société et de l’Église. Cela m’a fascinée car cela permet de penser les relations hommes-femmes en dehors de la conjugalité stricte ou du pur rapport de séduction. Dans la réalité, le sigisbée était souvent un homme d’écoute, un confident, un “chevalier servant”. Même si dans mon livre cela se double d’une histoire d’amour pour les besoins du roman, je voulais surtout mettre en lumière ce modèle de relation.
2/ Faut-il y voir une forme de libération pour les femmes de l’époque ?
C’est à double tranchant. Au XVIIIe siècle, les femmes de la noblesse avaient une vie mondaine et une liberté sociale qu’elles ont totalement perdue au XIXe siècle. Mais le sigisbée était aussi un outil de contrôle : le mari ou la famille de madame choisissaient l’homme qui l’accompagnait dans le monde. C’était un rôle social et hautement politique, notamment à Venise où les nobles avaient le droit de vote ; le sigisbée scellait souvent une alliance entre trois familles. Malgré cela, pour nous, femmes d’aujourd’hui, on y perçoit une vraie liberté : celle d’avoir une relation complice et intime avec un autre homme, sans aucun jugement.
3/ Quelle est la part de vérité historique dans votre récit, notamment concernant Stendhal ?
Tout ce que j’écris sur lui est rigoureusement vrai. Je ne suis pas une grande spécialiste de Stendhal, mais j’ai énormément étudié sa correspondance pour éviter tout anachronisme et satisfaire les experts. Giulia, la fille de mon héroïne Caterina, a réellement existé et a été le grand amour de l’écrivain. Elle est la seule femme qu’il a demandée en mariage (la demande a été refusé par son tuteur/sigisbée de sa mère) et l’une des trois seules à qui il a légué l’intégralité de ses œuvres. Stendhal a lui-même joué un rôle de sigisbée pour elle.
La fiction intervient uniquement pour lier ces histoires d’amour réelles. De plus, des rumeurs sur les origines de Giulia Rinieri ont suscité une sorte d’enquête à l’époque, car on la soupçonnait d’avoir été élevée par le sigisbée de sa mère. J’ai simplement trouvé un prétexte romanesque pour raconter cette vérité.
4/ Les lettres occupent une place centrale dans votre livre. Que vous ont apporté les correspondances de l’époque ?
À l’époque, l’épistolaire était un travail intellectuel quotidien qui prenait un temps fou. Ce que je trouve précieux dans les lettres de mon héroïne, c’est leur authenticité : il n’y avait pas de raison de mentir. Certes, la moitié des courriers servait à parler de la météo, de la santé ou des retards de la poste : des détails que j’ai épargnés à mes lecteurs (rires). Mais cela montre à quel point l’écriture aidait ces femmes à digérer leur quotidien, tout en restant très pudiques sur leur intimité.
5/ Vous explorez aussi une facette très ambivalente de la maternité à travers Caterina. Quelle symbolique derrière ce choix ?
Oui. Au début du roman, Caterina est au couvent et écrit à sa fille qu’elle a perdue lorsqu’elle avait deux ans. Elle reprend espoir en rencontrant le futur Stendhal, qui a des contacts pouvant la mener à Giulia. Je voulais explorer ses sentiments contradictoires. Aujourd’hui, on trouve moderne de questionner sa maternité, mais au XVIIIe siècle, ce qui était moderne, c’était l’émergence même du sentiment maternel. Caterina est à un moment charnière de l’Histoire : elle est tiraillée entre son désir de vivre sa vie de femme, ses amours, et son rôle de mère. Elle souffre pour sa fille, mais elle a l’honnêteté de ne pas cacher son ambivalence.
6/ En parallèle de vos romans, vous animez la newsletter Écrire au féminin. Quel est son objectif ?
Je l’ai lancée il y a un peu plus d’un an et elle réunit aujourd’hui 1 500 lectrices par semaine. L’écriture m’a permis de conquérir ma propre liberté : je n’étais pas écrivain au départ, et ma reconversion a pris dix ans. Les livres m’ont ouvert les yeux sur les barrières que l’on s’impose en tant que femmes. Dans chaque édition, je pars d’un thème concret ou d’un témoignage pour nourrir une réflexion grâce à mes lectures. Récemment, j’ai lancé une version payante pour aider les femmes à devenir écrivaines et à vivre de leur plume, car l’argent reste un grand tabou dans ce milieu. Le tout, en essayant de garder une touche d’humour !
7/ Vous travaillez également dans l’ombre comme “plume” (ghostwriter) pour des dirigeants.es. Comment conciliez-vous les deux ?
J'écris des essais de leadership et des “newsletters d'opinion” pour des dirigeants d'entreprise. Ma formation en psychologie m'aide beaucoup à poser leurs idées sur le papier et, à l'ère de l'IA, il faut savoir oser pour se différencier. En revanche, j'ai arrêté d'être plume pour de la fiction. C'est un exercice trop difficile, subjectif, et qui demande 100 % de mon "carburant" créatif. Si je donne cette énergie à des clients, je n'en ai plus pour mes propres livres.
8/ Votre premier roman est publié chez Finitude. Comment s’est passée cette rencontre ?
Tout simplement par la Poste ! Je ne connaissais personne dans le milieu de l'édition et j'apprends encore tous les jours. Finitude est une maison à taille humaine basée à Bordeaux, qui publie dix titres par an et qui a notamment édité En attendant Bojangles. Ils ont choisi de rester petits pour préserver leur indépendance. Pour un premier roman, tout est une histoire de coup de cœur de l'éditeur. Si un manuscrit n'est pas retenu, il faut chercher à s'améliorer. Pour ma part, je mise tout sur le travail : c'est la seule chose que l'on peut contrôler.
Partie #2 : Interview Emotions
Avant d'être romancière, Mathilde Desaché est une grande lectrice. Elle nous partage ses plus belles émotions de lecture.
(Crédits Finitude)
Si je vous dis émotions et littérature, à qui pensez-vous ?
En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut.
L’émotion que vous préférez voir chez quelqu’un ?
Une curiosité avide.
Le livre qui a suscité chez vous le plus de …
Joie : L’art de la joie, Goliarda Sapienza.
Amour : La plus que vive, Christian Bobin et Maman & Moi & Moi, Maya Angelou.
Peur : Un fils parfait, Mathieu Menegaux et Et toujours les forets, Sandrine Colette.
Tristesse : Bleue comme la rivière, Louise Browaeys.
Colère : La fiancée de personne, Ava Weissmann.
Surprise : La révolte des mères, Marguerite Dégi, Francesca Fattori, Audrey Lagadec
Un des moments les plus émouvants de votre vie de lectrice ou d’autrice ?
Déballer le premier exemplaire de mon propre livre c’était un rêve de petite fille. Je dirais aussi, de lire pour la toute première fois, Harry Potter.
Le personnage de roman qui ne vous a jamais quittée ?
Etty Hillesum. Ce n'est pas tout à fait un "personnage" puisque son livre “Une vie bouleversée” tient plus du journal intime, mais depuis que je l'ai rencontrée, effectivement, elle ne m'a jamais quittée
L’auteur.e qui vous touche le plus ?
Romain Gary, Joseph Kessel et Gaëlle Josse.
Où et quand préférez-vous lire ?
Seule chez moi dans mon canapé et au soleil.
À qui offrez-vous le plus de livres ?
À ma mère.
Le livre qui a changé votre vie ?
La saga Harry Potter.
Épilogue - Finissez la phrase suivante : La littérature m’émeut quand …
…elle me bouscule.
📚 La readlist du mois
À vos plumes !
Ce mois-ci, nous vous avons concocté une sélection de livres qui mettent l’écriture au cœur de leur histoire. Du carnet d'exercices au manuel du romancier, du remède contre la page blanche aux saisons intérieures, chacun ouvre une porte différente.
À picorer selon votre humeur, votre besoin du moment, ou la personne à qui vous voulez l'offrir !
1/ Cultive ton journal intime — La vie vaut la peine d'être écrite, Susie Morgenstern, Gründ, 2025.
Pour la première fois, la grande figure de la littérature jeunesse ouvre ses propres archives - un journal intime tenu depuis ses sept ans - et transforme cette matière en un carnet d'exercices guidés pour les jeunes lecteur·rices à partir de 9 ans. Une preuve incarnée que chaque vie, même la plus ordinaire en apparence, mérite d'être posée sur le papier.
➻ À offrir à un·e enfant qui hésite à écrire ou à pratiquer en famille comme rituel partagé.
2/ 1 page at a time, Adam J.Kurtz, Penguin Group, 2014.
Le remède absolu à l'angoisse de la page blanche et à la procrastination. Ce journal créatif pousse à l'action immédiate par le jeu. Il libère l'esprit en transformant l'écriture en un rituel quotidien sans pression, où l'imperfection est non seulement acceptée, mais encouragée.
➻ C’est un ouvrage que l’on conseille souvent en bibliothérapie : un formidable outil d’écriture créative guidée, idéal pour libérer ses maux et célébrer ses joies enfouies
3/ Ecrire pour guérir, Rupi Kaur, Robert Laffont, 2023.
Un puissant outil de catharsis et de résilience. La célèbre poétesse propose ici un parcours guidé d'écriture thérapeutique pour traverser les traumatismes, le chagrin et les doutes. L'écriture devient révélatrice et un baume, permettant de transformer la douleur en art et en force intérieure.
➻ Un livre pour panser ses blessures secrètes et coucher ses émotions les plus brutes sur le papier.
4/ Lettres à un jeune romancier, Mario Vargas Llosa, Gallimard, 2000.
Une immersion fascinante dans les coulisses de la création littéraire pure. Le Prix Nobel de Littérature 2010 décortique les mécanismes du roman (le temps, le style, le narrateur), non comme un professeur rigide mais comme un mentor passionné. Il apporte une profonde compréhension de l'exigence et de la magie du métier d'écrivain.
➻ Idéal pour quiconque souhaite structurer sa pensée et passer de l'écriture spontanée à la construction d'un récit.
5/ Mon carnet d’écriture créative, Agathe Karella, Happy Writer, 2022.
Un work-book coloré et pédagogique pour les 9-12 ans, conçu pour lever les blocages techniques de l'écriture (trouver une idée, structurer un personnage, créer du suspense) en s'amusant. Il apporte de la méthode là où l'on se sent perdu mais à hauteur d'enfant.
➻ Un cadeau idéal pour un·e jeune lecteur·rice qui veut se lancer dans l'écriture — ou pour mettre votre propre ado au défi.
6/ Écrire les saisons du coeur, Marion Fritsch, Leduc, 2025.
Un parcours d'écriture intuitive calé sur le rythme des saisons. L'idée fait écho à un acquis aujourd'hui bien documenté en chronobiologie : nos états émotionnels, cognitifs et énergétiques varient au fil des semaines et des mois, et ignorer ces cycles coûte cher en concentration comme en stabilité. Écrire en suivant ces variations devient un outil simple de régulation émotionnelle.
➻ Un rituel mensuel léger pour ralentir, observer ses cycles intérieurs et transformer l'écriture en baromètre personnel.
🧠 Le secret de nos émotions : l’écriture qui répare.
Vingt minutes par jour, quatre jours d'affilée : un protocole d'écriture étudié depuis 40 ans change durablement la chimie du corps et la manière dont nous traversons ce qui nous blesse.
À la fin des années 1980, le psychologue américain James Pennebaker met en place une expérience qui va fonder un champ entier de la psychologie clinique. Le protocole est simple : écrire vingt minutes par jour, pendant quatre jours consécutifs, sur ses émotions les plus profondes liées à un événement difficile. Les résultats, mesurés sur des centaines d’études depuis, sont robustes : amélioration de la fonction immunitaire, baisse du nombre de consultations médicales, réduction des symptômes anxieux et dépressifs. L’écriture expressive devient un objet scientifique à part entière, et non plus un simple geste intime.
En France, Nayla Chidiac, psychologue clinicienne, docteure en psychopathologie et fondatrice des ateliers d’écriture thérapeutique à l’hôpital Sainte-Anne de Paris, prolonge ce travail dans une perspective clinique exigeante. Pour elle, l’écriture n’est jamais une simple décharge émotionnelle. Elle prend sens dans un cadre précis - consignes, accompagnement, structure - parce que c’est ce cadre qui soutient le travail psychique. Quand une expérience est trop violente, la mémoire reste fragmentée : des sensations sans mots, des images sans récit. L’écriture vient alors comme un appui : elle aide à transformer cette mémoire éclatée en histoire, et à amorcer un travail de mise en sens.
C’est ce passage du fragmenté à l’expression qui donne à l’écriture thérapeutique sa puissance et qui explique pourquoi elle agit sur le corps autant que sur l’esprit.
Autrement dit, l’écriture ne guérit pas seule. Mais relier les émotions, les mots et l’histoire vécue est l’une des opérations psychiques les plus puissantes qu’un être humain puisse accomplir avec un stylo. Stephen King ne dit pas autre chose, à sa manière.
📚 Sources
Pennebaker, J. W. (1986). Confronting a traumatic event: Toward an understanding of inhibition and disease. Journal of Abnormal Psychology, 95(3), 274-281.
Pennebaker, J. W., Kiecolt-Glaser, J. K., & Glaser, R. (1988). Disclosure of traumas and immune function. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 56(2), 239-245.
Chidiac, N. (2025). L’Écriture qui guérit : Traumatismes de guerre et littérature. Odile Jacob.
📬 Une histoire : écrire comme un marathonien !
Stephen King écrit 2000 mots par jour. Pas de pause dominicale, pas d’attente de l’inspiration, pas d’exception.
Dans Écriture : Mémoires d’un métier (Albin Michel, 2001), il raconte ce rituel qui structure sa vie depuis 50 ans et qui explique, plus que tout autre facteur, comment il a pu publier plus de soixante romans.
« Les amateurs s’assoient et attendent l’inspiration ; les autres se lèvent et se mettent au travail. » Stephen King, On Writing: A Memoir of the Craft, 2000.
Ce que les neurosciences confirment depuis : la répétition quotidienne crée des circuits neuronaux qui finissent par fonctionner en pilote automatique. Ce qu’on appelle « talent » est en grande partie la consolidation d’un geste par la répétition. Le génie suit la rigueur, pas l’inverse.
Et pour King, l’autre face de cette équation est tout aussi exigeante : impossible d’écrire sans lire chaque jour. Lecture et écriture sont les deux versants d’une même pratique et c’est précisément ce que Love for Livres travaille depuis ses origines.
Alors, vous êtes prêt.e ?
📜 Citations du mois
« Ce n’est pas l’encre qui fait l’écriture, c’est la voix, la vérité solitaire de la voix, l’hémorragie de vérité au ventre de la voix » Christian Bobin, L’Inespérée.
« Si on savait quelque chose de ce qu’on va écrire avant de le faire, avant d’écrire, on n’écrirait jamais. Ce ne serait pas la peine » Marguerite Duras, Écrire.
« Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne » Colette, La Retraite sentimentale.
✨ Actualités de Love for Livres & des livres 📚
🎓 Êtes-vous fait·e pour devenir bibliothérapeute ?
La bibliothérapie n’est pas un métier monolithique. On y entre par mille portes : la santé, le travail social, les RH, le coaching, la médiation culturelle, l’enseignement, la documentation hospitalière. Chacune appelle une posture, des outils, un rythme différents. C’est précisément la question que nous posent la plupart des candidat·es à l’Academy au premier contact : « Est-ce vraiment fait pour moi ? »
Pour aider chacun·e à se situer avant même de s’inscrire, nous avons conçu un quiz court - 12 questions, 3 minutes - qui vous dit deux choses :
Si la bibliothérapie est pertinente pour votre pratique
Quel parcours de formation correspond à votre profil ?
Anonyme, sans engagement, sans discours commercial. À l’issue, vous recevez votre profil détaillé et nos recommandations personnalisées.
➻ Faire le quiz - Êtes-vous fait·e pour devenir bibliothérapeute ?
Et si vous êtes déjà convaincu·e : les deux prochaines cohortes démarrent le 12 juin et le 10 juillet.
➻ 4 modules à votre rythme, pour acquérir une méthode rigoureuse et la capacité de lancer vos propres ateliers dès la formation terminée.
🗓️ Juin chez Love for Livres : quatre terrains
En juin, nous allons nous engager particlièrement sur 4 terrains
Diversité et inclusion dans une grande collectivité locale : la littérature comme outil de décentrement là où les ateliers conventionnels ne suffisent plus.
Biais cognitifs avec Skolae à travers une formation inter-entreprise et un programme de formation managers pour le secteur de l’entertainment. C’est devenu la formation la plus demandée de notre catalogue cette année, à l’heure où l’IA redistribue les cartes de la prise de décision.
Et le 5 juin, une intervention aux Journées Annuelles d’Ascodocpsy, le réseau national qui rassemble les documentalistes et bibliothécaires de 100 établissements de psychiatrie et santé mentale en France.
Formation d’une grande ONG internationale à la bibliothérapie pour ses équipes terrain.
Si l’un de ces sujets résonne avec ce que vous portez en interne, c’est le moment d’en parler ➻ Réserver 30 minutes d’échange
🎡📚 Pour finir, une parenthèse joyeuse : le Parc d'attractions littéraires
©Magali Le Huche SLPJ
Du 24 juin au 1er juillet, le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse (SLPJ) transforme le parc Georges-Valbon, à La Courneuve, en immense terrain de jeux autour du livre. Gratuit, en plein air, pensé pour les enfants et les familles : lectures, ateliers, installations immersives, parcours ludiques.
Une belle idée à offrir à un·e plus jeune dans votre entourage, la suite logique des lectures partagées qu’on évoquait plus haut dans cette newsletter.
👉 Plus d’infos : Parc d’attractions littéraires ・ slpj











